Le comportement alimentaire est une conduite complexe qui comporte de nombreux déterminants psychosociaux d’ordres à la fois individuel (neurobiologiques, psychopathologiques) mais aussi collectif (familiaux et culturels). Tantôt positifs (incitatifs ou stimulateurs) ou négatifs (inhibiteurs ou répressifs), de nombreux facteurs modulent la prise alimentaire. Nous avons voulu pour ce numéro spécial des Brèves du Sucre vous proposer une sélection d’articles récents qui explorent les facteurs non nutritionnels pouvant modifier le comportement alimentaire et de fait la consommation. Par exemple, les messages sanitaires et la perception des aliments comme sains ou denses en énergie peuvent de façon contre-intuitive modifier la consommation chez les individus exposés.
Quid de l’éducation alimentaire ? Vous lirez que les pratiques parentales trop rigides peuvent être contre-productives et que l’éducation sensorielle et le plaisir apporté par les aliments peuvent aider les enfants à choisir une alimentation de meilleur qualité nutritionnelle. Vous ne serez pas étonné de lire que les odeurs, les bruits, les couleurs peuvent nous influencer, mais il fallait le démontrer. Le plaisir, épicurien plus que viscéral selon l’article de Pierre Chandon, peut même être l’allié d’une alimentation saine. Ces facteurs peuvent être utilisés dans les nouvelles approches de marketing social. Nous vous en donnons quelques exemples.

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