Le sucre n’est pas le seul produit qui sort de la sucrerie : on appelle co-produit du sucre une matière créée au cours du même processus de fabrication que le sucre et en même temps. On emploie préférentiellement le terme « co-produit » plutôt que « dérivé du sucre ».

 

Lorsque les cannes ont été pressées pour en extraire le jus sucré, il reste un produit pulvérulent riche en fibre, la bagasse, qui sert de combustible pour alimenter la sucrerie en énergie. Les betteraves, une fois épuisées en sucre par diffusion dans l’eau chaude, prennent le nom de pulpes, utilisées en alimentation animale. Pour la sucrerie de canne ou de betterave, le produit final non cristallisé, visqueux et très coloré, est la mélasse ; on l’utilise comme support de fermentation pour la production d’alcool, de levures ou de micronutriments. Dans certains pays, la mélasse de canne est consommée pour apporter des arômes et réhausser la saveur de certains desserts.

 

Des alcools agricoles sont obtenus par fermentation des jus extraits des plantes sucrières puis d’éventuelles distillations successives (utilisations en consommation humaine, ménagère et chimique).

Le bioéthanol (biocarburant) est obtenu à partir de la fermentation du sucre en alcool (éthanol).

Enfin, on obtient également des écumes utilisées comme amendements agricoles pour leur richesse en calcium.

 

Ainsi, la bagasse, les pulpes, la mélasse, les alcools agricoles, le bioéthanol ainsi que les écumes sont des co-produits du sucre.



Pour en savoir plus sur les co-produits

Voir l’infographie sur les co-produits en sucrerie