Les cellules tumorales métabolisent le glucose (issu du sucre mais aussi de tous les autres glucides, simples ou complexes) différemment des cellules saines mais il s’agit d’un effet du cancer et non de sa cause. Plus qu’un aliment ou une alimentation riche en sucres, c’est le surpoids et l’obésité qui sont mentionnés aujourd’hui comme facteur de risque dans les cancers digestifs. Pour le cancer du sein, certaines études montrent une association avec des consommations élevées d’aliments sucrés, avançant sur ce type de cancer un mécanisme qui associe production d’insuline et facteurs de croissance hormonaux. Il existe cependant d’autres facteurs de risque connus associés à ce type de cancer et les études doivent se poursuivre. Pour l’AFSSA (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments) : « Il n’existe pas à l’heure actuelle d’éléments probants pour incriminer la consommation de glucides dans le développement des cancers », ni d’ailleurs pour mettre en cause un type de glucides, en particulier les glucides simples ou sucres (mono ou disaccharides). En 2007, parmi les recommandations du WCRF (World Cancer Research Fund) visant à lutter contre les cancers, figure la prévention de la prise de poids avec, entre autres, la consigne de limiter la consommation d’aliments à forte densité calorique et la consommation de boissons sucrées. L’obésité est décrite comme un facteur indépendant de risque de cancer.

 

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