Plante des régions tempérées, la betterave sucrière se cultive principalement dans l’hémisphère nord, ainsi qu’au Chili. En France, les zones de culture se situent principalement au nord de la Loire. Les rendements betteraviers se sont nettement améliorés en plus de 50 ans avec 48,3 tonnes par hectare en 1960-61, contre 95,5 tonnes par hectare en 2017-2018. Ces dernières années, on a produit en moyenne en France 13 tonnes de sucre par hectare de betterave. Pour la campagne 2017-2018, la richesse moyenne en sucre de betterave est estimée à 18 %, avec des rendements en betteraves à 16°S de 95,5 tonnes en moyenne par hectare.

La France est le seul pays de l’Union Européenne, avec l’Espagne, à produire la canne à sucre. L’industrie française du sucre de canne est localisée dans 3 départements d’Outre-mer : la Réunion dans l’Océan Indien, la Guadeloupe et la Martinique aux Antilles. Cultivée de manière traditionnelle, la canne est destinée à la fabrication de sucre roux, mais également de rhum. En 2013, le rendement moyen de la canne à sucre avoisinait les 46,5 tonnes à l’hectare en Martinique et les 75 tonnes à l’hectare à la Réunion tandis qu’il était anormalement bas en Guadeloupe, à 36 tonnes à l’hectare, en raison de problèmes climatiques ; la richesse moyenne en sucre de canne était de 14 %.

En moyenne, une tonne de betterave fournit environ 160 kilos de sucre, contre 115 kilos pour une tonne de canne à sucre. En réalité, ces chiffres varient selon différents facteurs : la variété de la plante, la nature et la richesse des sols, les techniques culturales, la pluviométrie, les éventuels maladies ou parasites, et bien sûr les conditions climatiques, tout comme le temps de stockage des cannes coupées.