1. D’OÙ VIENT LE SUCRE ?
    Le sucre est présent naturellement dans la betterave et la canne à sucre, et extrait par un processus mécanique. En France, le sucre produit à partir de betteraves représente 4,7 millions de tonnes, et le sucre produit à partir de la canne : 265 000 tonnes*. Dans le monde, le sucre produit à partir de la
    betterave représente 39 millions de tonnes, et le sucre produit à partir de la canne : 140 millions de tonnes.
  2. COMMENT SE FORME-T-IL ? Par photosynthèse
    Bilan : 12CO2 + 11H2O + énergie lumineuse > C12H22O11 + 12O2
    Qu’est-ce que le sucre ? C’est une molécule de saccharose composée d’une unité glucose et une unité fructose.
  3. LE SUCRE BLANC EST-IL RAFFINÉ ?
    Le sucre de betterave est naturellement blanc. Un chauffage prolongé permet d’obtenir un sucre roux du nom de « vergeoise ».
    Le sucre de la canne est naturellement roux, en raison de pigments présents dans la tige. Ce sucre roux est la « cassonade ».
    Pour devenir blanc, le sucre roux est refondu et débarrassé de ses colorants dans une raffinerie.
    En France, près de 95% du sucre consommé est du sucre de betterave. Sucre blanc et sucre roux ont les mêmes qualités techniques et nutritionnelles.
  4. COMBIEN EN CONSOMME-T-ON ?
    En France, les ventes par habitant sont stables depuis plus de 50 ans. D’après les enquêtes**, les français consomment environ 90g de sucres totaux/j/personne et environ 52g de sucres libres/j/personne.
  5. A QUOI SERT-IL DANS LES PRODUITS SUCRÉS ?
    En plus de la saveur sucrée, le sucre apporte de la texture aux aliments, favorise leur conservation, améliore leur aspect. Il est aussi utilisé en tant que support de fermentation, il permet de rehausser le goût et la coloration de nombreux produits de cuisson.
  6. COMMENT EST-IL DIGÉRÉ ?
    Après ingestion, le sucre (saccharose) est découpé en glucose et en fructose par les enzymes. Au niveau de l’intestin, le glucose passe directement dans le sang.
    Le fructose va vers le foie, où il est transformé en glucose et éventuellement stocké.
  7. QUE DEVIENT LE SUCRE DANS L’ORGANISME ?
    Une fois digérés, tous les glucides aboutissent au glucose, carburant de nos cellules. Cerveau, cellules et muscles ont besoin d’un apport continu de glucose pour fonctionner. A l’état de repos, le cerveau utilise 60 % du glucose de l’organisme. Le glucose peut être stocké sous forme de glycogène dans le foie et, dans une moindre mesure, dans les muscles.
  8. PEUT-ON DEVENIR ACCRO AU SUCRE ?
    On ne peut pas parler d’addiction à l’alimentation ou au sucre chez l’Homme, mais on parlera plutôt de pulsions ou d’envies. Bien que la consommation d’aliments appréciés procure une sensation de plaisir par libération de dopamine, les caractéristiques d’une addiction à la drogue ne s’appliquent pas à la consommation d’aliments***.
  9. LE SUCRE FAIT-IL GROSSIR ?
    Le sucre a sa place dans une alimentation équilibrée et participe au plaisir alimentaire. Attention toutefois aux excès et au grignotage. La prise de poids résulte d’un déséquilibre entre apports caloriques et dépenses énergétiques. Il faut donc adapter l’apport en sucre en fonction de ses besoins (sport, activité
    cérébrale,…).
  10. LE SUCRE EST-IL CARIOGÈNE ?
    Oui, car les bactéries présentes dans la bouche se nourrissent des glucides pour synthétiser les acides qui attaquent les dents. Plusieurs facteurs
    interviennent dans la formation de caries : temps de mise en bouche, salive, fréquence de consommation, aspect de l’aliment…
    L’hygiène bucco-dentaire est l’élément majeur dans la prévention des caries.

EN CONCLUSION

L’alimentation est un élément déterminant pour la santé. Le sucre, consommé sans excès, a sa place dans une alimentation équilibrée,
assortie d’une hygiène de vie adaptée. De préférence :
• Éviter de manger devant un écran
• Ne plus manger lorsqu’on est rassasié
• Avoir une activité physique
• Respecter ses heures de sommeil
• Manger varié…

*Mémo statistique Cedus 2017
**Enquêtes CCAF 2010 du CREDOC et INCA 2006
*** Westwater M. Sugar addiction: the state of the science. Eur J Nutr. 2016 Nov

Source: CEDUS